2°)Ses voyages

 

  2°)Ses Voyages

 

Le 29 Décembre 1951, son ami d'extrême gauche Alberto Granado, biochimiste, lui suggère de prendre une année sabbatique. De cette façon, ils peuvent concrétiser le voyage dont ils parlent depuis longtemps, traversant l'Amérique du Sud  en passant par la Chili , le Pérou et le Pérou  sur une vieille moto Norton 500 cm³ surnommée « La vigoureuse »  avec pour objectif de passer quelques semaines comme volontaires dans la léproserie de San Pablo sur les bords de l'Amazone au Pérou. Le périple qui dure 9 mois et mènera Guevara jusqu'à Miami les fait d'abord arriver au Chili où ils doivent abandonner la Poderosa à bout de souffle et où ils visitent les mines géantes de Chuquicamata et découvrent les conditions de vies des mineurs.

Ils traversent ensuite la cordillère des Andes, rencontrent le docteur Hugo Pesce, spécialiste de la lèpre et fondateur du parti socialiste péruvien qui influera beaucoup sur les idéaux de Guevara, puis après avoir apporté leur aide dans la léproserie de San Pablo, ils descendent l'Amazone en canoë jusqu'en Colombie en pleine époque de la Violencia et se séparent au Venezuela d'où Guevara s'envole alors pour les États-Unis dans un avion de marchandises. Il revient à Buenos Aires le 31 juillet 1952 pour terminer ses études de médecine le plus rapidement possible afin de poursuivre son périple en Amérique latine et reçoit son diplôme le 12 juin 1953 à l’Université de Buenos Aires.

Le 7 Juillet 1953 il part une nouvelle fois en voyage à travers l’Amérique du Sud et Centrale. Il est accompagné par Carlos Ferrer "Calica". Il observe en Bolivie les changements sociaux apportés par le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire arrivé au pouvoir. Puis ils visitent le Pérou, l’Equateur, le Panamá et le Costa Rica, où ils font la connaissance des cubains Calixto García et Severino Rosell, qui avaient participé à l’assaut du Cuartel Moncada. Ils poursuivent le voyage et visitent le Nicaragua, le Honduras et le Salvador, pour finalement arriver au Guatemala en 1953. Au  Guatemala , le président de gauche Jacobo Arbenz Guzmán dirige un gouvernement populiste lancé dans de profondes réformes sociales.

Le Che poursuit sn éducation politique à travers l’amitié qu’il lie avec l’économiste et exilée péruvienne d’origine indienne, Hilda Gadea Ontalia, ancien membre du Parti Apriste (APRA, Alianza Popular Revolucionaria Americana). Il se lie d’amitié également avec un groupe de révolutionnaires cubains, ,  qu'il a déjà rencontrés au Costa Rica, membres du Mouvement du 26 juillet de Fidel Castro , parmi eux se trouve Nico López, qui baptisera Ernesto du surnom de « Che » à cause de son utilisation intensive de cette interjection argentine qui signifie approximativement « hé », « mon pote » ou « mec » tel qu'employé familièrement en français.

La situation politique change radicalement à partir du 15 mai 1954, lorsqu'une livraison d'armes et d'artillerie légère Škoda arrive de la Tchécoslovaquie communiste à Puerto Barrios à destination du gouvernement Arbenz, à bord du bateau suédois . Ernesto Guevara se rend brièvement au Salvador pour renouveler son visa, et retourne au Guatemala quelques jours avant la tentative de coup d'État de Carlos Castillo Armas appuyé par la CIA qui accuse Arbenz d'être communiste. Les forces anti-Arbenz qui viennent du Honduras ne réussissent pas à arrêter le transbordement des armes. Après une pause pour se regrouper, la colonne de Castillo Armas reprend l'initiative, avec le soutien aérien américain.

Guevara a hâte de combattre pour Arbenz et rejoint dans un premier temps une milice créée par les jeunesses communistes. Frustré par l'inaction de ce groupe, il revient à la médecine. Alors que le coup d'État est en passe de réussir, il redevient volontaire au combat mais en vain : Arbenz trouve refuge dans l'ambassade mexicaine et demande à ses partisans de quitter le pays. Après l'arrestation de Hilda, il se met sous la protection du consulat argentin où il reste jusqu'à la réception d'un sauf-conduit quelques semaines plus tard. Il décline alors le vol gratuit pour l'Argentine proposé par l'ambassade, préférant se diriger vers le Mexique. A Mexico,  il travaillera comme photographe et à l’Hôpital Général. Un mois plus tard il est rejoint par Hilda Gadea et Nico López.

 

 

A travers Ses voyages a travers L'Amérique du Sud , Le Mythe de Gue Guevara commence a prendre forme, Che Ghevara deivent populaire a l'égard des pauvres et des plus démunis que Che Guevara viendra en aide pendant ses voyages. Il commence aussi a vouloir rallier la cause des pauvres et de lutter contres ces inégalités notamment a travers de ses propres observations de la pauvreté et de l'impuissance des masses, Il est le spectateur attentif des problèmes sociaux des pauvres de ces pays, et cite dans ses notes la phrase de José Marti : "Je veux unir mon destin à celui des pauvres du monde". A la fin de ses voyages Enersto devient un revolutionnaire car influencé par ses lectures marxistes, il conclut que le seul remède aux inégalités sociales de l'Amérique latine est la révolution par les armes.

Il en est conduit à considérer l'Amérique latine non comme un ensemble de nations distinctes mais comme une entité économique et culturelle requérant une « stratégie continentale de libération ». Cette conception bolivarienne d'une Amérique latine unie et sans frontière partageant une culture métisse est un thème qui reviendra de manière importante dans ses activités révolutionnaires ultérieures. Il devient aussi définitivement convaincu que le socialisme atteint à travers le combat et défendu par une population armée est le seul moyen de faire évoluer une telle situation.

 

 

Cartes du trajet de Che guevara au cours de ses voyages

 

Carte du trajet du premier voyage de Che guevara

Che_Guevara-Granado_-_Mapa_1er_viaje_-_1952.jpg

 

Carte du trajet du deuxieme  voyage de Che guevara

Che_Guevara_-_2do_Viaje_-_1953-55.png

 


 

 







Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×