2°)L'impact politique du Mythe

 

L'impact politque en Amérique latine

Une nouvelle génération de dirigeants socialistes est arrivée à maturité depuis la capture du guérillero d’origine argentine et son exécution le 9 octobre 1967.

Du Vénézuélien Hugo Chavez à l’Equatorien Rafael Correa, au Bolivien Evo Morales, tous rendent hommage au Che et saluent l’image romantique du hors-la-loi au béret étoilé.

Ils partagent certains objectifs du révolutionnaire, en voulant par exemple imposer un contrôle étatique sur les ressources pétrolières ou gazières de leurs pays.

Mais contrairement à Guevara, leur arrivée au pouvoir s’est effectuée pacifiquement, par les urnes. Le sous-continent a fortement changé en quarante ans, la plupart des dictatures militaires en place à l’époque du Che ont pris fin, ouvrant la voie à l’alternance démocratique.

« Dans les années 1960 et 1970, les gens ont pris les armes, avec raison, pour changer un système, un modèle, en quête de justice et d’égalité », soulignait récemment le président Evo Morales, interrogé par Reuters à propos de l’héritage du Che. « Mais l’époque a changé. »

Morales, le premier président d’origine indienne démocratiquement élu en Bolivie, a un portrait de Che Guevara dans son palais présidentiel de La Paz et évoque le révolutionnaire en des termes élogieux.

« Quarante ans après, le Che est toujours le symbole de la libération, de la souveraineté, de la dignité et par-dessus tout de la justice et de l’égalité », déclare-t-il.

Du Vénézuélien Hugo Chavez à l’Equatorien Rafael Correa, au Bolivien Evo Morales, tous rendent hommage au Che et saluent l’image romantique du hors-la-loi au béret étoilé.

Ils partagent certains objectifs du révolutionnaire, en voulant par exemple imposer un contrôle étatique sur les ressources pétrolières ou gazières de leurs pays.

Mais contrairement à Guevara, leur arrivée au pouvoir s’est effectuée pacifiquement, par les urnes. Le sous-continent a fortement changé en quarante ans, la plupart des dictatures militaires en place à l’époque du Che ont pris fin, ouvrant la voie à l’alternance démocratique.

« Dans les années 1960 et 1970, les gens ont pris les armes, avec raison, pour changer un système, un modèle, en quête de justice et d’égalité », soulignait récemment le président Evo Morales, interrogé par Reuters à propos de l’héritage du Che. « Mais l’époque a changé. »

Morales, le premier président d’origine indienne démocratiquement élu en Bolivie, a un portrait de Che Guevara dans son palais présidentiel de La Paz et évoque le révolutionnaire en des termes élogieux.

« Quarante ans après, le Che est toujours le symbole de la libération, de la souveraineté, de la dignité et par-dessus tout de la justice et de l’égalité », déclare-t-il.

Dans les années 1990, l'échec des réformes néolibérales en Amérique Latine intensifia l'opposition au consensus de Washington, amenant la résurgence de nombreuses opinions politiques de Che Guevara tel que le panaméricanisme, le soutien de fronts populaires dans la région, la nationalisation d'industries clefs et la centralisation du gouvernemen.

Au Nicaragua, les sandinistes guévaristes furent réélus en 2006 après 16 ans au pouvoir. Le président bolivien, Evo Morales a rendu hommage de nombreuses fois à Guevara et a installé un portrait de l'Argentin dans sa suite présidentielle
En 2006, le président du Venezuela Hugo Chávez, qui est connu pour faire ses discours avec un tee-shirt du Che, accompagna Fidel Castro pour une visite de la ville natale de Guevara de Córdoba, accompagné d'une foule de milliers de personnes proclamant des slogans Guevaristes. La fille de Guevara, Aleida écrivit un livre d'entretiens avec Chávez où il explique ses plans pour « la nouvelle Amérique Latine ».

À Cuba, la mort de Guevara précipita l'abandon de la guérilla comme instrument de politique étrangère, accélérant un rapprochement avec l'Union soviétique, et le remaniement du gouvernement . Cuba abandonna également les plans de Guevara de diversification économique et d'industrialisation qui était impraticable dans le cadre du COMECON.
Dès 1965, le journal yougoslave communiste Borba observa de nombreuses usines abandonnées ou jamais terminées à Cuba, héritage du plan d'industrialisation raté.

L'état cubain continua à cultiver le culte de personnalité du Che, inaugurant de nombreuses statues et œuvres d'art en son honneur sur tout le territoire, décorant les écoles, les lieux de travail, les bâtiments publics, produisant des affiches et des billets à son image.

Guevara reste une des inspirations de la structure socioéconomique des FARC-EP, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, et de l'Armée zapatiste de libération nationale au Mexique.

L'impact politique en france

L'héritage de Che Guevara en France est essentiellement revendiqué par l'extrême-gauche.

Pour le courant communiste, Che Guevara est un révolutionnaire hors norme qui a marqué l'histoire de son empreinte, et dont la pensée politique est toujours d'actualité. Son exécution sommaire est considéré par eux comme un véritable assassinat. Lors de l'anniversaire de sa mort en 2007, le PCF a organisé une série de réunions publiques pour discuter de son héritage.

Le porte parole de la ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot considère que la pensée de Che Guevara « est une source d'inspiration inépuisable », qu'il était un marxiste humaniste opposé aux exécutions sommaires et au terrorisme, pas une icône mais un homme faillible, qui néanmoins joignait ses paroles et ses actes. Il critique cependant un certain élitisme et une vision sacrificielle du militantisme]. De plus une très grande partie de la LCR considère qu'il n'a pas mis l'auto-émancipation des travailleurs au centre de sa stratégie . Le Nouveau Parti anticapitaliste, successeur de la LCR et créé en février 2009 veut rassembler «le meilleur de la tradition du mouvement ouvrier, trotskiste, communiste, guévariste, écologiste et féministe».

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